lundi, 21 mars 2005

Imagine, le bel exemple belge

Imagine est un trimestriel militant qui existe depuis septembre 1996. Lors de son dernier numéro, Imagine fait peau neuve. Avec sa nouvelle maquette plus grand public et un positionnement "écologie, nord-sud et société", Imagine est un bon baromêtre pour Noé magazine.

medium_coverimagine.gifLa diffusion d'Imagine est d'environ 6 000 exemplaires dont plus de 80% par abonnement. Des chiffres excellents qui, ramenés à l'échelle de la France, sont encourageants pour Noé. Les francophones belges sont 15 fois moins nombreux que la population française. Euh... rapide calcul de tête : 6 fois 15. Cela fait... 90 000 exemplaires pour la France.

Les objectifs de diffusion pour Noé sont en deça, compte tenu de l'ancienneté du titre "Imagine" sur son marché et du fait que Noé magazine serait mensuel. Une diffusion de l'ordre de 50 à 60 000 exemplaires semble plus raisonnable pour la première année.

le site web d'Imagine

vendredi, 11 mars 2005

Une autre idée des vacances

Publié dans le mensuel L'Expansion du mois d'avril 2005. Téléchargez ici le pdf
Depuis deux ans, Marie, 33 ans, psychomotricienne de profession, consacre une semaine de ses congés annuels à ces séjours au ski organisés par l’association sports et loisirs pour aveugles et amblyopes. Anne, 49 ans, responsable communication chez France Telecom, accompagne des handicapés en voyage pour l’Association des paralysés de France. Aurèle, 40 ans, assistante de direction, est bénévole pour "A pas de loup". L’an dernier, elle a participé à la protection de l’habitat des Tétras-lyre (coqs de bruyère). Fabrice, 32 ans, ingénieur informatique, est parti, cet hiver, en Bolivie donner des cours de conversation française avec Planète Urgence.


Ce que vous ne lirez pas (coupé au montage :-)

Pas de terrain de tennis, ni de golf, pas de gentils animateurs, ni de vendeurs de collier sur la plage… d’ailleurs, il n’y a pas de plage, pas plus que de piscine. L’hôtel ? Une case traditionnelle. Le lit ? Un matelas posé sur le sol. La douche ? Un bac en bois avec une calebasse. L’eau courante n’est pas encore arrivée à Doudou, village du Burkina Faso. L’électricité non plus ! Malgré un confort très rudimentaire et le manque d’animation, c’est pourtant là que Muriel et Jean Bethoux, 50 ans tous les deux, ont passé leurs vacances. Elle est consultante en management et, lui, directeur des services d’une collectivité territoriale. « Pour nos vacances, on a toujours privilégié les rencontres au tourisme, raconte Muriel. A Doudou, nous avons partagé le quotidien des villageois. Nous avons rencontré le chef du village, la potière, les agriculteurs, le maître d’école… » Muriel et Jean sont partis avec TDS, une association de tourisme solidaire. Le tourisme solidaire, ce n’est pas du bénévolat. Vous payez votre voyage comme avec n’importe quelle agence, à la différence près qu’une partie de l’argent finance des projets locaux de développement. A Doudou, les voyages sont d’ailleurs limités à cinq groupes de 12 personnes maximum par an afin que le tourisme ne déséquilibre pas l’économie du village basée sur la culture de l’oignon, du sorgho, du mil et du chou. « Ce voyage m’a donné envie d’en essayer d’autres, continue Muriel. J’aimerais maintenant partir dans un village de pécheurs au Bénin. » Le tourisme solidaire et éthique se développe en France lentement, et se structure autour notamment de l’Unat, Union nationale des associations de tourisme.