samedi, 07 avril 2007

QUI SERA LE OU LA FUTUR-E SUPER MINISTRE DU DEVELOPPEMENT DURABLE ?

Presque tous les candidat-e-s à l'élection présidentielle ont signé le Pacte écologique de Nicolas Hulot. Parmi les quatre en tête des sondages, Le Pen fait exception. Un de leurs engagements est de créer un poste de vice-premier ministre chargé du développement durable. Sarkozy a précisé qu'il s'agirait d'un ministre d'Etat.

Que recouvrira ce grand ministère ? Qui peut occuper ce poste ?

Tout cela dépend du futur locataire de l'Elysée. Dans le premier numéro de Néosapiens, nous faisons nos pronostics selon Bayrou, Royal et Sarkozy, et selon l'importance que chacun-e veut donner à ce poste...

Découvrez les noms de ceux et de celles qui selon sont les favori-e-s pour occuper ce poste stratégique ou strapontin, c'est selon. 

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dimanche, 17 décembre 2006

LE CULOT DE M. HULOT

L’humanité est-elle devenue intelligente et consciente du temps qui passe pour seulement sombrer dans le suicide collectif ?

 

medium_couverture.gifWeronika Zarachowicz, dans Télérama du 16 décembre dernier, ne répond pas à cette question, mais c’est celle qui m’est venue à l’esprit après le lecture de son très bel article sur « Le silence des intellectuels français » à propos de l’écologie. Tout commence avec les gesticulations médiatiques de Nicolas Hulot, ayant fini par réveiller les médias, et dans leur sillage les politiques. Selon l’auteure, les philosophes et intellectuels français s’illustrent eux par leur absence, laissant depuis des lustres le champ prospectif de la réflexion sociale aux explorateurs et aux scientifiques. Impossible de nier. Peu sont ceux qui voient un peu plus loin que le bout de leur nez, à l’exception peut être d’Albert Jacquard, non cité dans l’article.

Ce que ne dit pas cette enquête, parce que ce n’était pas son objectif, c’est que le débat ouvert par la menace de M. Hulot de se présenter aux prochaines élections présidentielles, a pour principale conséquence de dépolitiser l’écologie. Avec son pacte, Nicolas Hulot souhaite rallier l’ensemble de la classe politique faisant de l’écologie une priorité non partisane. L’urgence est telle que, selon lui, elle mérite consensus. Je ne dis pas le contraire. La suite est toutefois moins réjouissante. L’écologie en France est encore très tendance « petites fleurs, tableau noir et encrier ». Le passéisme est légion. Le discours dominant consiste à vouloir rétablir une nature passée. C’est le syndrome de l’Eden. C’était mieux avant, tout le monde le sait bien…

C’est là le second écueil du discours dominant actuel : édulcorer les aspects sociaux liés à l’environnement. Nous avons le devoir de dire à nos concitoyens que notre mode de vie est à l’origine de la menace écologique ; que la répartition des richesses naturelles à l’échelle mondiale est injuste ; que l’homme est une menace pour lui-même. Et plutôt que de vouloir faire marche arrière, retrouver ces paradis perdus que les émissions de télé nous montrent à loisir, construisons notre avenir commun. L’absence d’un discours intellectuel est cruelle. Nous manquons en effet de théoriciens de l’avenir, de politiques avec un projet de société et non pas de politiques gestionnaires de l'économie. L’homme, au fil de l’évolution, est devenu le jardinier de la Terre, pas uniquement son locataire. Qui nous dira que le défi qui nous attend est comparable à celui de l’évolution ? Qui nous dira que notre espèce devra s’adapter en à peine plus d’une génération ? Qui nous promettra du sang et des larmes ?

Yves Vilagines